Introduction
Avant de le dĂ©fendre, je vais dâabord le dĂ©finir. Quâest-ce que le capitalisme ? Ou plutĂŽt, quelle est lâidĂ©e du capitalisme ? Selon moi, le capitalisme est une promesse : dâune part, avoir la libertĂ© de travailler et de prendre des risques, dâautre part, avoir la possibilitĂ© de rĂ©colter les fruits de ce travail.

Lâessence du capitalisme
Le capitalisme est primordialement la garantie dâun environnement Ă©conomique gouvernĂ© par des lois, dans lequel il nây a pas dâintervention : on Ă©tablit les paramĂštres et on laisse tourner tout seul. Dans cet environnement, les entreprises devraient ĂȘtre comme des explorateurs : elles doivent penser au long-terme et assurer leur survie avant tout.
Est-ce que nous vivons dans une sociĂ©tĂ© capitaliste aujourdâhui ? Selon moi la rĂ©ponse est non. Pourquoi ? Car les gouvernements et les banques centrales ne font quâintervenir. Aujourdâhui, ce sont les entreprises Ă la pensĂ©e court-terme qui sont rĂ©compensĂ©es. Par exemple Boeing, sauvĂ©e par le gouvernement alors quâelle nâavait plus de rĂ©serve.
Les problĂšmes des taux dâintĂ©rĂȘt et de lâinflation
En Suisse, les taux dâintĂ©rĂȘt sont nĂ©gatifs depuis des annĂ©es. Les individus ayant plus de CHF 100â000 sur leur compte Ă©pargne perdent de lâargent chaque annĂ©e. Cette pratique est frauduleuse et nous dĂ©robe de notre avenir. Autrefois, des taux de 3-4% permettaient de se crĂ©er une Ă©pargne sans risque pour sa famille. Aujourdâhui, lâĂ©pargne disparaĂźt Ă cause de lâinflation.
La Banque Nationale Suisse (BNS) crĂ©e des francs suisses pour acheter des actions amĂ©ricaines, ce qui diminue la valeur du franc. Qui bĂ©nĂ©ficie de cela ? Les exportateurs et les personnes fortunĂ©es. Les jeunes et les personnes peu fortunĂ©es perdent, car les inĂ©galitĂ©s sâexacerbent.
SystĂšmes complexes et interventions
Les gouvernements pensent pouvoir gĂ©rer un systĂšme aussi complexe que lâĂ©conomie. Un exemple de systĂšme complexe est la biodiversitĂ© (comme sur lâile de Macquarie), oĂč lâintervention humaine pose souvent problĂšme.
En 1944, lâaccord de Bretton-Woods clouait le dollar Ă lâor, limitant la monnaie en circulation. Le 15 aoĂ»t 1971, Richard Nixon mit fin Ă cet accord. Depuis, les interventions se sont multipliĂ©es. LâĂ©conomie, comme la nature, est un systĂšme « auto-nettoyant ». Sauver des entreprises en faillite, câest crĂ©er une Ă©conomie « Frankenstein ».
Conclusion
Une sociĂ©tĂ© focalisĂ©e sur le court-terme et qui ne reconnaĂźt pas les limites de ses connaissances court Ă sa perte. La solution se trouve peut-ĂȘtre dans les conditions de 1944. Comment instaurer un systĂšme qui ne peut pas ĂȘtre Ă©radiquĂ© dâun coup de stylo ?
